Les commerçants

Le vendeur de parfums et de produits de beauté

Les parfums étaient très en vogue à l'époque romaine, mais ils étaient coûteux et seules quelques femmes privilégiées pouvaient s'en procurer. Celles-ci utilisaient des senteurs importées d'Italie ou d'Orient ou préparées sur place à base de plantes locales comme l'iris, le ciste, le pistachier lentisque, le genévrier cade ou le jonc odorant. Le rhodium était un parfum à la rose, le melinium un parfum au coing, le metopium aux amandes amères, le crocinus au safran extrait des crocus.

la parfumeuse

La fabrication des parfums

L'enfleurage, la macération, le pressurage sont les techniques utilisées pour obtenir les parfums à partir de plantes. Ces techniques étaient connues des Romains. L'enfleurage consiste à piquer des fleurs dans de la graisse animale, qui absorbe les odeurs. La macération est l'action de faire tremper dans un liquide -froid ou chaud- des pétales de fleurs ou des racines odorantes, pour l'imprégner d'odeurs. Le pressurage consiste à presser des fleurs ou du feuillage pour en extraire le suc. A l'époque romaine, on utilisait de petits pressoirs, modèles réduits des pressoirs à huile d'olives, pour effectuer le pressurage. Le suc extrait des plantes était recueilli par une « maie », un petit bassin de pierre comportant une rigole circulaire et un bec verseur.

Le parfumeur mélangeait ensuite ces parfums végétaux entre eux ou avec des extraits animaux. De grandes quantités d'huile d'olive étaient parfumées avec ces extraits.

basalmaire

Des récipients en forme d'amphores miniatures (les amphorisques), des petits vases en forme de boules, pouvant se suspendre au bras par un cordon (les aryballes), ou des fioles à long col en céramique, en verre ou en albâtre (les basalmaires) servaient à conserver les huiles odorantes et les parfums. Ces petits vases étaient souvent déposés dans les tombes, comme offrandes aux morts. Les premiers archéologues crurent, à tort, qu'ils servaient à recueillir les larmes des pleureuses et les nommèrent « lacrymatoires », comme les glandes qui font pleurer !

Pour les Romains, tous les parfums possédaient des vertus médicinales, et on les utilisaient pour éloigner les maladies. Le marchand de parfum était lui-même très souvent lié au médecin ou à l'apothicaire.

Les onguents

Les hommes comme les femmes enduisaient leur corps de pommades ou d'onguents.

Le médecin prescrivait un mélange d'huile, de cendres et de vers de terre pour empêcher les cheveux de blanchir. Il conseillait les baies de myrte pour éviter de perdre ses cheveux et de la graisse d'ours pour les faire repousser.

Les fards

Une couche de céruse, cerussa, mêlée à du miel et à des substances grasses servait de fond de teint. La mode était en effet, chez les femmes les plus aisées, à avoir le visage le plus pâle possible, pour se différencier des paysannes hâlées. La céruse pouvait être mélangée avec des colorants comme l'ocre rouge, l'écume de salpêtre ou la lie de vin. De la craie était également utilisée pour se blanchir le visage. Des pulvérisations de paillettes à base d'hématite servaient à faire briller la peau.

Les cils et les sourcils étaient soulignés avec du noir de fumée et les paupières avec du fard bleu ou vert. Des crèmes épaisses à base de farine de fève étaient utilisées pour couvrir les rides. Les lèvres étaient peintes en rouge. Les pommettes pouvaient être colorées avec de l'ocre ou du carmin.

accessoires de beauté